Le patrimoine culturel

L’église San Mamiliano de Taglio

P1010104Elle date de la moitié du XVIIIème siècle et a été construite sur l’emplacement d’une ancienne chapelle déjà dédiée à San Mamiliano. L’église primitive se trouvait au lieu-dit « U Santu » en pleine châtaigneraie, sur les hauteurs du village à 15 minutes de marche, confirmée dés 1500 par Alexandre VI dans le patrimoine de Monte-Christo. En effet, San Mamiliano, patron des navigants dans l’archipel toscan a vécu et est mort en ermite sur l’ile de Monte-Christo. C’est sur cette île que s’élevait l’antique monastère qui a pris le nom de Mamiliano aujourd’hui en ruine. Cette puissante abbaye bénédictine (ordre de Saint Benoît) possédait en Corse entre le Xème et le XIIIème siècle de vastes propriétés.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAA voir dans l’église et dans la sacristie  :

Derrière le maître autel, un tableau classé représentant « La Vierge Allaitant » (ce qui est assez rare), entourée de San Mamiliano, de St Jean-Baptiste et de St Roch. C’est une huile sur toile de 1682 d’un peintre anonyme de l’École Philippe de Santis de Bastia, de 2mx1,60m. Ce tableau classé en 1970 a été restauré en 2008.

Une statue de la Vierge en bois polychrome de 1,10m, inscrite à l’inventaire en 1970 et restaurée fin 2007.

Un tableau de la Vierge du Rosaire datant de 1760 commémorant la victoire de Lépante (Grèce actuelle) en 1571 des forces chrétiennes sur la flotte ottomane de Selim II (1524-1574), fils de Soliman le Magnifique. La vierge foulant aux pieds le croissant ottoman se mit à apparaitre sur les drapeaux corses.. Il s’agit d’une œuvre de Giacomo Grandi, peintre originaire de Milan, dont l’activité a été attestée en Corse de 1742 jusqu’à sa mort en 1772. Sa longue carrière dans l’ile est très productive puisqu’on lui doit de nombreuses huiles sur toile, des décors muraux et plafonds. Marié en 1ère noce à Monticello puis veuf, il se remarie à Quercitello et s’y installe. Ce tableau est inscrit à l’inventaire.

  • Un chemin de croix, daté du XVIIIème.P1010061
  • La chaire en « stucco lustro » technique mise à jour dés le XVIème siècle, composée de poudre de marbre.
  • Dans la sacristie, on peut voir l’emplacement de  « l’Arca », fosse commune qui servit de sépulture jusqu’en 1880, date de la construction de l’actuel cimetière. Le registre de la paroisse consignait tous les décès  avec mention spéciale pour les défunts enterrés au couvent de Pero.

 

Le clocher/U Campanile

Le clocher,  construit sous la direction de Giacomo Santo Piana de Casabianca, est plus récent puisque la première pierre a été posée le 16 mai 1851. Il mesure 131 « palmi » de haut ( plus de 32 mètres). La croix, posée le 16 février 1852, mesure « 18 palmi » (4,5 mètres) de haut et 9 de large (2,25 mètres) et avait couté 104F de l’époque. La hauteur totale du clocher avoisine donc les 38 mètres.

On raconte une histoire concernant le clocher, qui a donné naissance à un proverbe « Chè tu sia straziatu cum’è e campane di Tagliu ». On prétend que, lors d’une querelle, un habitant du village un peu simple d’esprit, s’était barricadé dans le clocher. Pour manifester sa colère, il sonnait les cloches sans arrêt; les autres habitants essayant de le raisonner et de forcer la porte, se sont mis à hurler « U Tagliu, u tagliu » pour faire croire au simple d’esprit que s’il ne sortait pas de là, on allait couper le clocher…

De là, serait venu selon la légende, le nom du village!

 

L’église Saint-Michel d’Isolaccio

La date de construction de cet édifice n’est pas connu mais il est probable que l’église San Michele a été édifié à l’endroit de l’église San Michele Arcangelo du XIe siècle, nommée dans la charte de 1025 signée par le Marquis Rinaldo qui concédait à l’abbaye de Monte Cristo de nombreux territoires situés dans la piève de Tavagna.

La façade, composée de deux niveaux, trois portes, trois fenêtres et huit pilastres, a une forme légèrement concave et typique du style baroque du XVIIe siècle notamment à Rome.

Cette église fait partie du « Corpus des églises baroques de Corse ».

La chapelle du Mont Carmel, au centre du village

L’ Allogio Dei Poveri à Taglio

Cette inscription (le logis des pauvres) apparait sur le fronton d’une maison et indique qu’elle était à la disposition de ceux que l’on appelaient « I Rimiti » (les sans-domiciles actuels). Ils se déplaçaient seuls ou en groupes de villages en villages et demandaient l’aumône lors des fêtes patronales (ici le 15 septembre). Les plus chanceux vendaient du fil et des aiguilles, les autres n’avaient rien d’autre à proposer qu’une image pieuse suspendue à leur cou.

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San Martino et Sant’Agostino

Nous n’avons pu localiser San Martino alla Sardulaccia et l’eglise Sant’Agostino citées dans l’acte de donation à Monte-Christo.

Les fontaines & sources naturelles

La commune est riche en sources et fontaines … parmis lesquelles, le lavoir et la fontaine à l’entrée de Taglio, a funtana di u Cananellu, e Valle, Capanile, U cintrone sur la strada peraccia, l’acqua accitosa …

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